Roms a écrit:Ouais je suis pas convaincu que les auto écoles soient si rentable que ça, enfin dans le sens où les mecs se font pas des coui.. en or. Je parle certes un peu sans savoir.
Les patrons peuvent TRES bien gagner leur vie, je te rassure.
Quand tu vois le prix d'une heure de cours en IDF à plus de 50 euros TTC alors que le formateur en touche entre 10 et 12 brut, y a de la bonne marge.
On parle bien sûr d'écoles de conduite où le patron n'enseigne pas et fait travailler un à deux formateurs en salariés, voire en auto-entrepreneurs.
Dans beaucoup de petites écoles, le patron est tout seul et fait tout, il bosse comme un malade et peine parfois à se payer.
Roms a écrit:Quant à la formation de toute façon elle est relativement sommaire dans le principe.
C'est bien le problème.
Si le grand public intègre cette idée que la formation à la conduite est de toute façon "relativement sommaire", comment proposer de la qualité ?
Roms a écrit:Mais le truc des motos pour la A2 ouais je vois pas l'intérêt par contre, en terme de formation en tout cas, au pire les mecs brideront leur machines de formation et le tour est joué.
Hé non...
Car la législation française sur le A2 interdit de brider des motos qui délivrent d'origine plus du double de la puissance une fois bridée. La plupart des motos d'école actuelles sont conçues pour être bridées à 34 ch, donc ne devraient pas faire plus de 68 ch d'origine, sauf qu'elles sortent toutes plus de 70 ch.
Ce texte oblige les écoles moto à acheter/louer des motos récentes, neuves, spécifiques A2.
Ce qui représente un coût très important pour les petites structures.
Beaucoup se disent que les petites écoles moto vont fermer car elles ne peuvent répercuter ce coût sur leurs prix, les élèves n'accepteront pas de payer plus cher le A2 que le A, surtout qu'il s'agit de 18-24 ans qui n'ont en général pas beaucoup de sous. Ils iront donc voir ailleurs, dans les grands centres de formation qui ont eux les moyens de maintenir leurs prix inchangés.
C'est pourquoi, histoire de faire passer la pilule et de laisser du temps pour s'organiser, l’utilisation d’un véhicule relevant de la catégorie A est autorisé jusqu’au 30 décembre 2013 pour les épreuves du permis de conduire moto A et A2.
Précision supplémentaire : l’arrêté du 10 janvier 2013 prévoit de plus une cylindrée minimale de 395 cm³ pour les moteurs à essence.
En l’état, cette disposition aboutit à exclure les motos 250 et 300 qui paraissent pourtant parmi les plus adaptées pour des motards débutants. Le chiffre de 390 cm3 semble même choisi précisément dans le dessein de refuser l’homologation A2 à la KTM Duke 390 (qui cube en réalité 373 cm3), qui présente un rapport poids/puissance très favorable avec une puissance maximale de 32 kW (44 ch) pour un poids à sec de 139 kg.
Mieux encore, à partir du 1er janvier 2014, les nouveaux textes introduisent pour les motos d'école A2 l’obligation d’une puissance
minimale de 20 kW, soit 27,19 ch.
Pour les motos d’école de catégorie A, l’arrêté du 10 janvier 2013 prévoit des critères précis à partir du 1er janvier 2014 :
– puissance minimale de 50 kW (soit 68 ch) ;
– d’une cylindrée minimale de 595 cm³ pour un moteur à combustion interne (essence) ;
– d’un rapport puissance/poids supérieur ou égal à 0,25 kw/kg pour un moteur électrique ;
– d’un poids à vide minimum de 175 kilogrammes ;
– équipé d’une selle biplace et de deux rétroviseurs homologués.
Les motos de 500 cm3 (CB 500, CBF 500, ER-5, GS 500) ne seront plus acceptées pour les examens du permis de conduire de catégorie A.
Là encore, l’utilisation d’un véhicule d’une puissance minimale de 40 kw et/ou d’un poids à vide inférieur à 175 kilogrammes est autorisé jusqu’au 30 décembre 2013.
"L'homme sage est celui qui connaît ses limites" (c) Clint Eastwood, alias "Dirty" Harry Callahan, in "Magnum Force" (1973)