par FlatFab » Mar 15 Juil 2014 20:55
Pour le code en candidat libre, c'est effectivement assez délicat, les préfectures ont tendance à favoriser les auto-écoles.
Clairement, il faut avoir le temps pour se présenter en candidat libre.
Si ton pote est pressé, mieux vaut passer par une école.
Pour l'examen de code, il faut quand même compter au moins deux semaines d'attente pour espérer une place, plutôt un mois.
De toute façon, il faut au moins ce temps là pour bien se préparer, non seulement avec quelques séances en salle à l'auto-école, mais surtout grâce à des DVD ou à un site web de préparation au code, ce qui permet de s'entraîner chez soi, à son rythme, à toute heure du jour et de la nuit.
Quant aux stages en accéléré, en tant que professionnel de la formation moto, je recommande de limiter les stages « en accéléré » aux candidats possédant déjà une expérience de la conduite moto, en 50 ou en 125, ou pour repasser un permis annulé, par exemple.
En cas de doute, mieux vaut prendre une formule classique, car les stages sont en général plus chers et si on se loupe, on perd de l’argent.
Le premier critère de choix est votre disponibilité, votre emploi du temps.
Si vous travaillez 12 heures par jour avec très peu de congés payés et pas de RTT, suivre une formation traditionnelle sera difficile. Même si vous bossez « seulement » huit heures par jour, pensez aussi aux temps de transport. Effectuer ses heures de conduite en fin de journée, quand on est fatigué, quand il faut noir (en hiver) est rarement une bonne idée. Condenser la formation sur une semaine, ou deux ou trois, permet de limiter les contraintes d’emploi du temps.
Deuxième critère de réflexion, la pédagogie.
Un stage permet de rester au contact de la conduite et de conserver une logique : d’un jour sur l’autre, il est plus facile aux enseignants de se souvenir de votre progression, des points faibles et des points fort de chacun. A l’inverse, en stage de groupe, le moniteur peut être moins disponible pour ceux qui sont à la traîne et leur consacrera moins de temps qu’il ne devrait, alors qu’un enseignant « classique » sait qu’il a tout son temps pour que l’élève puisse s’épanouir.
Bref, un stage « en accéléré » ne doit pas être un stage « par dessus la jambe ». Ces stages font souvent l’objet de prix « tout compris », parfois au détriment de la qualité de l’enseignement.
Troisième critère, vos capacités d’apprentissage.
« Accéléré » s’avère souvent synonyme d’intensif voire de stakhanoviste, avec des journées de huit heures en selle, à répéter dix fois les exercices, à se gameller, relever la moto, repartir… C’est très fatigant, physiquement et mentalement ! Quand on ne connait pas, cela parait simple, mais rien que rester en selle demande déjà un effort. Vous aurez vite mal au dos, voire aux épaules. Passez une heure à travailler le démarrage-arrêt, à embrayer-débrayer, et vous vous rendrez compte des courbatures dans le poignet et le mollet…
De plus, certaines personnes ont besoin de temps pour assimiler l’enseignement, surtout si elles découvrent complètement la conduite moto.
D’un jour sur l’autre, on n’a pas le temps de réfléchir, d’analyser, de prendre du recul sur l’apprentissage. Il faut « ingurgiter » une grosse quantité d’informations en peu de temps. Certaines personnes s’en sortent très bien, d’autres ont besoin de plus de temps pour « digérer » les infos et se mettre en confiance. Le stress lié à ce genre de stage à 100 à l’heure convient très bien à certaines personnes, pas à d’autres.
"L'homme sage est celui qui connaît ses limites" (c) Clint Eastwood, alias "Dirty" Harry Callahan, in "Magnum Force" (1973)