Afin de mettre en pratique les conseils appris avec Flatfab lors du stage du 16 mars dernier, hier, j'ai enfin fait ma première virée sur le veau de l'homme (bref, sa V-Strom quoi). 200 petits kilomètres dans ma jolie Picardie verdoyante.
Première manoeuvre : La sortie du garage en sous-sol avec grosse montée et gros ralentisseur en plastique au milieu de la pente.
Autant dire que j'ai talonné la vieille barrique, de peur de câler sur ce gros bordel. Et que la montée fut... comment dire.... Youhouuuuu !! Bref elle a décollé la mémère !!! Ouille mes fesses !

Arrivée sur la route, je commence à circuler et là oooooh monde merveilleux : Une sublime vue PANORAMIQUE dans mes rétros !!

Après la Porte des Lilas, je m'engage directement sur l'A3. Je vroume comme avec la mienne et là wouaaaaaah, le truc il s'envole. Je passe mes vitesses comme une grosse sauvage. Apparemment, elle demande un peu plus de douceur et de tact qu'une Kawa qui fait chkonk! quand on passe la première et des re-chkonk quand on passe aussi les autres vitesses.
A 140 km/h c'est bizarre comme sensation. Il y a une bulle haute qui me protège du vent et je ne sens donc pas la poussée sur moi et mon casque comme habituellement. Cependant, j'ai ce qu'on pourrait appeler "des perturbations". L'impression d'être secouée ! L'engin est plus silencieux, plus régulier.
J'arrive au péage pour sortir de l'autoroute. Trop bien, j'ai pas mal aux genoux cette fois ! Pas besoin de me déplier avant de m'arrêter comme je fais d'habitude pour éviter la jambe engourdie.
Je m'arrête devant la cabine et là, toute émotionnée d'avoir conduit la bête, je sais plus où j'habite... Je cherche le point mort...

Alors voyons "chklack" vers le bas.... bon me voilà en première.... re-chklack vers le haut mais au lieu de passer au point mort, je remonte en 2ème.... Re-chkak vers le bas et là je sais pas pourquoi, ma main gauche se desserre et la moto commence à partir... Mince !! Je râle dans mon casque... je bougonne après c'te putain de brèle... je freine et je recule un peu pour me remettre en place. Je respire.... et hop tout doux, je trouve enfin mon point mort.....

Je soulève enfin ma visière car il commençait à y avoir de la buée là dedans !!
Je me décide à regarder mon interlocuteur dans sa cabine et le salue... un charmant jeune homme qui me scrutait patiemment et... se bidonnait tout seul de me voir dans ma galère !



Globalement, hormis un rond-point où je n'ai pas senti la courbe du tout, ce ne fut pas désagréable du tout de conduire cet engin. Je peux comprendre pourquoi l'homme à fait 90 000 km avec et qu'il la chérisse toujours. Je pense que je vais lui repiquer de temps en temps. Quand j'aurai mal aux fesses sur la mienne, ou aux pattes...
Bref, bises !!

