
Ce matin, réu pour le taf prévue à Paris 8. A deux rues de l'arrivée, je suis tranquillement dans ma file de circulation sur une rue à sens unique. Devant moi, un gros 4x4 noir s'arrête à cause d'un véhicule utilitaire qui doit faire marche arrière pour rentrer dans une zone de travaux. Comme il est trop avancé, les ouvriers lui font signe de reculer aussi. Ce c*****d l'a fait... Sans regarder derrière avant...
Heureusement, je m'étais arrêtée assez loin, et en décalé par rapport à lui de manière à ce que je sois visible dans ses rétros. En le voyant commencer à manoeuvrer, la voiture de derrière moi a klaxonné à fond, idem pour moi. Il m'a quand même tapé la roue avant de comprendre que peut-être il n'était pas seul sur la route... J'ai réussi à retenir la moto, mais elle a failli finir par terre. Le top, c'est quand même qu'il est reparti à toute blinde sans même s'assurer que ma moto et moi étions entières... Je l'ai rattrapé au feu suivant pour l'incendier, et il a trouvé le moyen de m'engueuler. Bref... Étant en retard, je n'ai pas cherché plus loin et suis repartie après l'avoir copieusement incendié.
15h30, réu terminée, je repars direction le bureau. Du côté de Concorde, sur une route pavée et légèrement en dévers sur le bord, le feu passe au vert. Je démarre tranquillou. Sauf que venant de ma gauche, un mec en clio (carrosserie passablement défoncée, d'ailleurs), a manifestement cru que le feu rouge donnait le top départ d'une course. Heureusement que je n'ai pas considéré que j'étais prioritaire, sinon PAF ! AnSo.
Résultat des courses: freinage un peu appuyé + pavés + dévers = moto déséquilibrée. Avec ma force de mouche sous prozac, impossible de retenir la bécane une fois qu'elle part. Boum la bandit, rétro gauche pété net, poignée d'embrayage tordue.
Étant tombée à l'arrêt, RAS de mon côté sauf un sacré coup au moral. Mais le pire, et là franchement je suis encore sous le choc, c'est l'attitude des autres usagers. Le feu venait de passer au vert pour nous. Ma moto était par terre au milieu de la route, moi debout à côté relativement désemparée vu son poids, à me demander comment j'allais pouvoir la redresser. Les deux files de voitures m'ont contournée, et PERSONNE ne s'est arrêté. Je n'en reviens pas. Je suis sciée. J'ai fini par redresser la bandit toute seule et aller me caler sur le trottoir le temps de me calmer avant de repartir.
Alors certes, faut relativiser, ce n'est que du dégât matériel, et encore, rien de bien méchant. Mais merde. J'aurais mieux fait de rester couchée ce matin.