Bravo Thierry, super compte-rendu !
J'étais effectivement un peu claquée hier soir et j'ai préféré glandouiller (comprenez par là commencer ma nuit) dans un bon bain bien chaud plutot que de me coller au compte-rendu. Oui oui j'ai le sens des priorités !!!
Le stage commençant à Dreux à 9 heures et comme j'habite à l'est de Paris, je n'avais pas envie de me lever aux aurores, me taper 100 km, puis des tours de circuit avec concentration intensive et re-100 km pour rentrer le soir. Alors première résolution : on s'est rendu à Dreux la veille pour un dodo dans un bouiboui. Deuxième résolution : J'avais emmené pour pilote/SDS pour prendre les commandes à l'aller et au retour.
Première conclusion : L'arrière de ma moto fait mal aux fesses...
Jour J, 8h45, on décolle de notre hotel pour nous rendre sur le circuit. Sur la route, nous avons croisé le convoi des stagiaires s'étant donné rendez-vous à Bois d'Arcy et on s'y insère. On se pose pas loin derrière Eira. Pardon Eira pour cette anecdote, mais quand j'ai vu que tu sortais une patte pour tourner et quand j'ai vu tes virages en fin de journée, je suis admirative de ta progression !!
Nous arrivons donc en grand nombre sur place. Les stagiaires sont presque au complet. En tout cas, à 9 heures pile, tout le monde était là.
Le lieu est sympa. Hall d'acueil vitré avec vue sur la piste, étage avec bel espace aménagé façon séminaire. Des chaises alignées et un écran pour nous faire de jolis exposés. Nous commençons par nous y installer. Fabien nous demande de nous présenter brièvement, d'expliquer notre présence à ce stage. Globalement les motivations sont assez différentes. Y'a ceux comme moi qui ont la trouille tout simplement, d'autres qui ont parfois arreté la moto pour X raison (aaaaaaah les joies de la vie conjugale...) et puis ceux qui ont envie de se faire plaisir.
Fabien nous explique le programme de la journée et commence par un peu de théorie avec les différentes positions.
Nous descendons ensuite auprès de nos belles. On se positionne en cercle et en mode statique sur la béquille on se met en position de conduite. Celle-ci sera corrigée individuellement par Fabien et ses deux encadrants Olivier et Gery.
Vient le moment de faire la découverte du circuit à genre 30 à l'heure. Là, dit comme ça, on se dit que ça va..... C'était sans compter sur le fait de se mettre debout sur nos cale-pieds, en sortant une jambe, puis l'autre, puis d'une main.... (sur la tete, alouette...) et le clou du spectacle se mettre à genou sur la selle ! C'est là que tout à commencé à se compliquer pour moi.... Une fois à genou, j'ai réalisé que j'avais bien du mal à réaliser mes virages ensuite.... c'est là qu'on voit l'importance des jambes. Mais le pire, pour moi, sera de retourner à ma position initiale..... Je commence à descendre ma jambe droite et là : Impossible de trouver mon cale-pied... ! J'ai ma jambe qui cherche l'appui et je vois le virage arriver.... Panique à bord !!!

Je trouve un truc où je pose la pointe du pied, mais je glisse.... pendant ce temps là, je ralentis et l'écart se creuse entre moi et le stagiaire qui me précède. Sans compter que j'emmerde ceux qui me suivent..... Je finis par trouver enfin mon cale-pied et tout rentre dans l'ordre.
On sort ensuite de la piste. Petit débrief, on voit la position du déhanché extérieur puis on repart les tours d'application. Fabien qui m'avais vu bien merder me lance un "Carole tu m'suis !!". Bon bah ok ! La deuxième position c'est plutot sympa ! Un peu de mal à suivre, mais je m'accroche. C'est d'autant plus sympa qu'on bout du premier tour, on avait déjà rattrapé le dernier stagiaire car la fin de la file se trainait un chouilla.
Ensuite, Fabien nous demandera de faire quelques tours de circuit, en gérant bien nos distances. Les encadrants qui nous suivent nous arreterons pour nous distiller leur précieux conseils. Conseils qui pour moi se sont avérés véritablement magiques. Merci à Olivier pour son analyse très juste et sa recommandation. A cela j'ai ajouté la remarque de Fabien. Ces deux conseils compris et appliqués, j'ai commencé à faire des virages que jamais je n'aurais imaginé. Wouuuhouuuuu j'y prends meme beaucoup de plaisir !!
Viens la pause déjeuner et en enlevant mon casque j'ai le sourire jusqu'aux oreilles ! Je n'ai qu'une hate c'est de recommencer l'après-midi.
Pause déjeuner dans le club-house du circuit. Certains avaient ramené leur pique-nique, mais 12 autres avaient choisi l'option traiteur proposé par Fabien. Aucun regret. Beau plateau de charcuterie, melon, salades qui tuent en entrée, puis magret de canard et pommes de terre sautées, fromage, tarte aux fraises, café, eau plate et eau gazeuse. Tout ceci en quantité très honorable et en qualité irréprochable. Nous ripaillons !
Remarque 1 : Je crois que les responsables du circuit sont fachés avec les chiottes filles. Au club-house, un fil électrique empechait la fermeture de la porte... quand à ceux du hall d'accueil --> pas de papier.
Remarque 2 : Fabien a dit durant le déjeuner, je cite "En juillet/aout, les motards, au bassin d'arcachon conduisent comme des pines". Voilà, c'est dit !!!!
Pendant le déjeuner, dehors c'est le déluge..... Une pluie conséquente s'abat sur le circuit et semble durer.... du coup on prend notre temps... Après le déjeuner, Fabien nous fait un exposé sur les trajectoires de sécurité. Nous perdrons deux stagiaires en route qui au dernier rang ont sombré dans un profond sommeil.
Il est temps de retourner rouler sur le circuit et appliquer nos trajectoires de sécurité. Pour cette deuxième demi-journée, je décide de corser un peu et de travailler avec mon passager. En effet, je ne suis pas venue là pour me mettre à faire du circuit et de la vitesse, mais véritablement pour pouvoir prendre des virages en toute sécurité, en prenant du plaisir, AVEC ou SANS passager.
Je réalise que les techniques vues le matin, je peux aussi les appliquer avec mon passager qui se fait oublier derrière moi.
Gery qui m'a suivi durant un tour de circuit m'a dit qu'il n'avait rien à dire sur mes trajectoires.
L'un des stagiaires d'ailleurs m'a meme longuement complimenté en me disant que me suivre l'a aidé à prendre ses propres trajectoires. C'est la gloire !!
Pour les roulages suivants, durant le débrief, Fabien demande à ceux qui pensent rouler plus vite de lever la main. Ils seront 12. Ils demandent à ceux qui pensent que ça va comme ça de lever la main, y'en a un peu moins. Moi je n'ai pas réussi à me situer. Je me fais doubler et j'ai doublé aussi. Mais au final, me retrouver dans le groupe de ceux qui se trainent me conviendra parfaitement.
Au passage, ce qui m'a beaucoup amusée (énervée ??), c'est de me faire doubler en ligne droite et d'etre forcée de ralentir en cours de virage parce que celui qui double en ligne droite se traine litttéralement la bite en courbe....

Bref.... je trouve ça un peu dommage du fait qu'on était là pour travailler les virages, pas pour se faire du chrono.
Je fais deux sessions avec mon passager puis la dernière toute seule. Et là, le fait de refaire en mode solo, je dois un peu retrouver mes marques. Un à deux tours suffiront. Je constate que cela ne fait pas vraiment de différence.
Le stage se termine. Avec beaucoup de fatigue. Je n'aurais pu faire une autre session. Je pense que j'aurais fait une faute d'inattention et on le sait, en moto, les erreurs, ça pardonne pas.
Bilan : En plus d'avoir des techniques pour viroler en sécurité et prendre plaisir, je suis totalement rassurée sur la conduite avec passager. Que ce soit à basse vitesse, pour les manoeuvres sans l'aide du moteur (grace aux stages précédents) et maintenant à vitesse plus élevée avec de belles épingles.
Remarque bonus : Fabien avait autorisé le doublage avec double pouétage pour se signaler et le passage par la gauche. Je me suis faite doubler environ 3 fois sur la droite avec pouétage (dont une fois où j'ai commencé à me resserer à droite et où j'ai sursauté quand j'ai vu le stagiaire me froler)

et une fois sur la droite sans pouétage... alors conclusion, le "sans rétro" comme préconisé, euuuh bah non..... ou alors, faudra s'assurer que les stagiaires ne roupillent pas au moment où les consignes de sécurité sont données.
Pour le retour, j'ai laissé les commandes à mon pilote. Et vraiment, j'ai constaté que la N12 c'est chiant à mourir comme trajet ! C'est tout droit.....
Il me reste un dernier stage à effectuer et pas des moindres : Le freinage !
Aujourd'hui, je suis courbaturée à mort au niveau des cuisses. Ouille aie !!! Mais quelle fierté !!!! A chaque stage je m'épate de ma capacité à réaliser les exercices demandés. Ce n'est pas parfait, il y a toujours meilleurs que moi, évidemment. Mais je n'ai pas à rougir de ce que je fais. Et meme si je ne retiens pas tout et que je fais des trucs au stage que je n'ose pas refaire toute seule dans la circulation, il y a quand meme quelques petites choses qui améliorent considérablement ma conduite de tous les jours, et ceci, ça n'a pas de prix et c'est bien là l'objectif de ces stages.
Voilà !!!
